lundi 31 décembre 2012

PANNA COTTA AU MATCHA TAMAYURA ET AU LAIT DE COCO

     

Ingrédients :

- 2 feuilles de gélatines
- 40 cl de crème liquide légère
- 40 cl de lait de coco
- 50 grs de sucre en poudre
- 2 cuillères à café bombées de matcha culinaire de la maison TAMAYURA

Préparation :

- Mettre les feuilles de gélatine dans un bol d'eau froide.
- Verser la crème et le lait de coco dans une casserole puis porter doucement à ébullition.
- Sucrer la préparation.
- Egoutter les feuilles de gélatine puis les dissoudre entièrement dans la crème chaude.
- Mélanger le matcha avec un peu de lait puis l'incorporer dans le mélange crème / lait de coco en le passant à travers un tamis afin d'éviter les grumeaux.
- Laisser prendre au réfrigérateur pendant minimum 3 heures.
- Décorer avec un peu de matcha avant le service.




         BON APPETIT !














jeudi 27 décembre 2012

THE DE NOËL DE LA COMPAGNIE COLONIALE


     La Compagnie Coloniale, dont le logo se reconnait à sa forme d'ancre marine,est une des plus anciennes maison de thés du paysage français. Fondée par la famille Meric en 1848, la Compagnie a acquis sa notoriété grâce à ses chocolats et à ses thés aromatisés à la vapeur . Cette technique permettrait, de fidéliser les arômes sur les feuilles de thés.

Le thé le plus connu de la maison et dont le nom a été déposé par la marque est le "Thé de Noël".


Cela explique un peu pourquoi les autres maisons de thé appelle leurs thés de Noël "thé des Rois Mages", " thé n°25", " Christmas tea" " 25 December" ...

Visuellement très beau, le Thé de Noël est un thé noir de Chine parsemé de pétales de fleurs pourpres et bleues. Les feuilles de thés sont extrêmement lumineuses.


A sec, le bouquet qui se dégage de la boîte est incontestablement celui de la cerise avec de très légères notes d'amande. C'est assez inattendu car il ne ressemble en rien aux autres thés de Noël dont les parfums mêlent traditionnellement  agrumes/cannelle/girofle.

Après 4 minutes dans une eau à  85°c, la liqueur brune exhale un parfum identique à celui du thé sec.
La cerise, très présente dès la première gorgée, s'enrichit d'une futile saveur sucrée suscitée par l'amande. 


Malgré son grand nombre de fans, ce thé ne fait du tout parti de mes favoris.
En règle général, je n'aime pas les thés, pâtisseries et desserts aromatisés à la cerise. Celui-ci ne déroge pas à la règle car personnellement, je trouve qu'en bouche la cerise est trop persistante et aurait tendance à occulter l'amande.



lundi 17 décembre 2012

THE NOIR "ROI DE MEROE" DE LA MAISON HONORIS CAUSA

      
     Ce thé comme son nom l'indique n'est pas un thé de Noël mais un thé d'Epiphanie. Connaissant mes goûts et surtout le fait que je ne sois pas fan de la cannelle, Benoît m'a proposé de découvrir le mélange "Roi de Méroé". 
 Selon la légende, Gaspard, roi noir de Méroé tombé amoureux d'une esclave blonde, avait traversé les déserts d'Ethiopie en suivant l'étoile du berger. 
Ici point de désert, point d'étoile, à part celle qui orne le sapin de Noël. 



 "Roi de Méroé" est un thé noir aux dominantes de fruits du désert et aux épices douces. A l'ouverture de la boîte, j'ai été surprise par un délicieux parfum fruité et floral à la fois. Contrairement aux thés de Noël, on ne part pas sur une base d'agrumes mais plutôt sur des fruits exotiques. Le thé est parsemé de pétales de roses d'Israël, de pétales de tournesol ainsi que de centaurée bleue qui en plus d'apporter une touche colorée apporte un note fleurie au mélange.



En remuant la boîte pour raviver les odeurs, j'y ai découvert de petits morceaux d'ananas très agréables sous la dent ! Autres fruits présents dans le thé, la mangue du Kenya ainsi que le kumquat d'Egypte. 
Le kumquat est un petit fruit rond ou ovale à la chair acidulée. Il peut être consommé frais, souvent avec son écorce qui est tendre et qui donne une saveur plus forte et légèrement amer. Il est très cultivé en Asie et sur le continent africain.

Après une infusion de 4 minutes dans une eau à 90°c, la liqueur de couleur ambrée développe un séduisant parfum. En bouche, la texture est ronde et s'ouvre sur une délicate note fruitée. La finale s'étire sur une saveur plus fleurie qui s'intensifie au fur et à mesure que le thé refroidi.



Pour la touche épicée, la maison HONORIS CAUSA à choisi un fruit que je ne connaissais pas particulièrement, la fève du Tonka.
Elle est contenu dans le fruit du teck brésilien. Une fois récolté, le fruit dont la forme rappelle la mangue est séché pendant un an avant que soient récoltées ses graines, les fèves. Les Indiens d'Amérique considèrent la fève du Tonka comme un porte-bonheur. Elle était autrefois utilisée pour parfumer le tabac à priser.
Dans ce thé "Roi de Méroé", la fève a pour but d'atténuer l'acidité du kumquat en se substituant à la vanille qui apporterait un côté plus sucré.
Très agréable, je pense personnellement que ce thé peut être consommé toute l'année car son côté exotique est atypique des thés de Noël.

Pour info, la maison Honoris Causa propose pour compléter  la trilogie des Rois Mages les thés "Prince de Palmyrène" pour Melchior et "Souverain de Nippur" pour Balthazar.




dimanche 16 décembre 2012

THE ETOILE DES NEIGES DE LA MAISON GEORGE CANNON


     Au mois d'Octobre dernier, je me suis rendue à Paris afin de retrouver deux "tea-friends" Stéphane et Olivier de la maison Tamayura. Au cours de cette mémorable journée et après une orgie de thés verts japonais, Olivier nous avait amené déjeuner à l'Essence du Thé, le salon de la maison George Cannon ouvert en 2009 par Olivier Scala, dégustateur et expert dans le négoce du thé en vrac. Outre le fait d'offrir au salon de thé une alléchante carte de plats réalisés à base de thé, la maison propose également une théothèque avec au choix plus de 250 thés de toutes sortes et de toutes origines.

Après un délicieux et copieux déjeuner, il était impossible pour moi de partir sans faire un passage côté boutique. A l'approche des fêtes de fin d'année, j'ai été conquise par un thé de Noël, "Etoile des Neiges". N'étant pas spécialement fan du goût particulier de la cannelle hélas trop présente dans certains thés de Noël, celui-ci m'a  tout de suite plu; une délicate odeur d'épices et d'agrumes se dégageait de la boîte sans la moindre effluve de cannelle.

Composé sur une base de thés noirs de Chine et de Ceylan, Etoile des Neiges est  aromatisé à l'orange. On y trouve également des éclats d'écorces d'orange ainsi que des morceaux de cardamome et de gousses de vanille. Pour la touche épicée la maison George Cannon a misé sur le clou de girofle. Normalement ce mélange de Noël est agrémenté de perles de sucre mais  en cherchant dans mon paquet, je n'ai pas trouvé la moindre trace de ces dernières.

 Une infusion de 4 minutes dans une eau à 90°c suffit à ce thé pour libérer un divin parfum où senteurs et saveurs se rejoignent harmonieusement. La ronde liqueur développe des arômes d'oranges dans lesquels se fond un subtil bouquet épicé. La cardamome apporte une légère touche chaude et camphrée tandis que le clou de girofle offre un note légèrement piquante adoucie par la vanille.
La girofle qui est à utiliser avec modération entre également  dans la composition d'autres produits phares de nos fêtes de fin d'année comme le pain d'épices et le vin chaud qu'elle réchauffe de son goût si particulier.

Dans le mélange Etoile des Neiges de la maison George Cannon, l'équilibre entre les agrumes et les épices est parfaitement réussi.

Petit conseil gourmandise pour un tea-time réussi, accompagnez votre thé d'une tranche de pain d'épices maison c'est délicieux !!!



lundi 26 novembre 2012

KOREAN DAEHSAN NOKCHA DE LA MAISON THEODOR


Influencée par le bouddhisme et le Taoïsme, la Corée apporte énormément d'importance au culte du thé car il permet au cours des cérémonies et rites officiels d'apporter une dimension spirituelle. Ce breuvage  a pour but d'apaiser et de créer une atmosphère dénuée de mauvaises ondes. Pour les anciens, la Corée était le berceau idéal pour le thé car elle était décrite comme étant le pays où l'eau ruisselle paisiblement.

Le Korean Daehsan Nokcha de la Maison Theodor est un thé vert qui gustativement parlant est  l'alternative parfaite entre les thés verts chinois et les thés verts japonais.
En Corée, le Nokcha est très populaire, aussi bien dans les familles  que dans les salons de thé. Les Coréens emploient également ses feuilles pour neutraliser les odeurs de viandes et de poissons. Comme le matcha, le Nokcha sert également pour confectionner de la pâtisserie et des crèmes glacées.
Il est aussi utilisé à des fins esthétiques; il est infusé pour préparer le bain et réduit en poudre, il entre dans la composition des masques de beauté.



Le Daehsan Nokcha de chez Theodor est manufacturé immédiatement après sa récolte afin de lui préserver sa belle couleur verte. A sec, le thé libère un bouquet frais, végétal et floral.
En Corée, il est consommé autant chaud que froid, car très rafraîchissant. Afin de lui conserver ses vertus pour la santé, il est conseillé de le préparer à une température située entre 60 et 70°c.

La Maison Theodor propose de l'infuser à 80°c pendant 1,45 à 2,15 minutes. Je tranche avec une infusion de 2 minutes dans une eau à 70°c. Je trouve que les thés verts libèrent plus d'arômes à cette température que dans une eau trop chaude.
Il m'arrive de  préparer mon Nokcha dans une théière de Yixing mais aujourd'hui j'ai choisi le gaiwan à la fois pratique et agréable pour contempler les feuilles s'épanouir.



Au goût, cette liqueur limpide développe des notes très douces et fleuries sans l'amertume qui caractérise en général les thés verts. Sa texture en bouche est lisse et légère. Ses arômes combleront les amateurs à la recherche d'un thé souple et rond mais sans le côté iodé des thés verts japonais.




Comme le gyokuro au Japon, les Coréens consomment également les feuilles de Nokcha après les avoir infusées. Là, ne me demandez pas mon avis, je n'ai pas essayé !




samedi 24 novembre 2012

THE VERT NAMTAH DE LA MAISON HONORIS CAUSA


La Chine, le Japon, l'Inde, sont connus comme producteurs de thé mais de nombreux autres pays le cultivent également.
Enclavé entre le Vietnam et la Thaïlande, le Laos qui vit quasi-exclusivement de l'agriculture est, lui aussi,  producteur de thé.



Le thé vert que j'ai eu la chance de découvrir dernièrement est un cru issu de Namtah. Cette province, limitrophe de la Birmanie à l'ouest, est drainée par le Mekong  et trois de ses affluents dont  la Nam Tah qui lui donne son nom. Située à proximité de la frontière chinoise, la ville de Namtah est très isolée et quasiment inaccessible. Ses paysages sont constitués de forêts, de rizières et de montagnes escarpées qui s'entre-lassent.
Cette réserve naturelle est avec son altitude de 1000 à 1500 mètres la région rêvée pour la culture du thé. Grâce à ses brouillards incessants durant la période des pluies et à une température relativement douce, le climat est propice aux petits producteurs locaux de thé.
Très peu peuplée, la région compte environ 150 000 habitants appartenant à une vingtaine d'ethnies différentes.
En zones montagnardes, l'agriculture traditionnelle est de nos jours de plus en plus fragilisées. La culture du thé est limitée à seulement quelques producteurs locaux, ce qui explique les faibles quantités récoltées.



Le thé vert Namtah de la maison Honoris Causa est donc un thé entièrement façonné à la main de manière traditionnelle.

Ses feuilles sont roulées manuellement avant d'être travaillées au wok et assouplies à la vapeur.
Elles sont ensuite placées dans des paniers en feuilles de bambou afin d'être séchées au feu de bois.


Habituée à l'odeur très végétale des thés verts japonais, j'ai été très surprise par celle assez déroutante du thé Namtah. Les notes se dégageant de la boîte sont très sauvages. Pour planter le décor, fermez les yeux et essayez de vous imaginer dans une étable. Imaginez l'odeur du cuir mêlée à celle des bottes de pailles.


Après une infusion de 3 minutes dans une eau à 80°c, le thé libère une liqueur jaune or au goût fauve et boisé. La note de fond puissante et animale délivre de robustes saveurs de cuir tanné.

L'attaque en bouche est surprenante par sa vigueur et son corps ample inattendu.



J'ai pris un réel plaisir à découvrir le thé vert Namtah, autant pour ses notes gustativement étonnantes que pour ses origines et sa manufacture traditionnelle réalisée par de petits producteurs locaux.

Ce thé que je pourrais qualifié de "masculin" est idéal pour accompagner un plat de volaille ou de viande blanche.





mardi 20 novembre 2012

ROOIBOS INDOCHINE DE HONORIS CAUSA


     Il y a maintenant quelques temps, j'ai fait connaissance avec la maison Honoris Causa. Géographiquement située à Arcachon, mon lieu de villégiature favori, la maison est celle d'un "Maître Infuseur" passionné par son travail. Vous me direz " quoi de plus normal quand on vend du thé ? " et bien détrompez-vous !!! J'ai fait de multiples rencontres dans des boutiques où les commerçants vendaient du thé mais n'y connaissaient rien. Pour en revenir à la boutique et à ces multiples thés, j'ai littéralement fondu sur un rooibos qui portait un nom non dénué de sens pour moi, il s'appelle INDOCHINE.



Fan depuis toujours du groupe de rock français formé par Nicola Sirkis et ses indoboys, il était impossible pour moi de ne pas y goûter ! Je profite donc de la sortie du nouveau single "Memoria" pour publier un billet "Indochine".
Dès l'ouverture de la boîte j'ai su que ce rooibos allait me plaire ! Une délicieuse odeur d'agrumes en émane. Alors que j'insiste un peu pour percer le secret de sa composition, je distingue une légère effluve mentholée. A l'oeil, ce mélange est très coloré; des pétales jaunes et bleues se mêlent au rooibos et à des écorces d'agrumes.  Il ne reste plus qu' à préparer une infusion de 4 minutes dans une eau à 80°c pour faire gustativement connaissance avec Indochine.


L'écarlate liqueur dégage une odeur très vive, les agrumes jouent avec cette fragance mentholée que je n'arrivais pas à percer. J'en parle au passé car ma curiosité est telle que j'ai demandé à Benoît " Maître Infuseur" le secret de son mélange. Au goût, on retrouve aisément les agrumes plus ce petit quelques chose qui apporte de la fraîcheur à ce rooibos et le rend totalement différent de ceux aux agrumes que j'ai pu essayer jusqu'à aujourd'hui.

Je lève le mystère de sa composition en espérant que Benoît ne m'en veuille pas !

Ce surprenant rooibos est composé de fleurs de citronnier, de fleurs de bergamote, mélangées à des écorces d'agrumes. La bergamote étant un petit fruit à la chair légèrement acide et amère, une touche de vanille a été ajoutée afin d'adoucir le rooibos Indochine. Les pétales jaunes et bleues sont de la centaurée et du soucis. Ces fleurs sont en général utilisées pour leurs vertus digestives.
Pour ce qui est de l'odeur mentholée qui m'a frappée dès les premières effluves, point de menthe dans ce mélange !!! 
Nous sommes en faite en présence d'une fleur dont je n'avais jamais entendu parler: la fleur de basilic thaï.
Son goût est légèrement anisé et agréablement poivré avec des pointes de menthe et de réglisse. L'infusion de ses feuilles soigne efficacement le rhume et la bronchite. L’huile essentielle qui en est extraite a une action sur le système digestif et neurovégétatif. En Inde, pays dont elle est originaire, cette plante est sacrée et n’est donc pas utilisée pour l’alimentation.  En Europe au Moyen-âge elle faisait partie des plantes de la sorcellerie.

J'ai été agréablement surprise par le rooibos Indochine et pas seulement parce qu'il porte le nom de mon groupe préféré !!! 
Je l'apprécie principalement le soir, il est agréable avant le coucher du fait de ses vertus digestives. Je n'ai pas essayé mais je pense qu'en version thé glacé il doit être également très rafraîchissant.





GYOKURO DE LA MAISON TAMAYURA


     Le Gyokuro est un thé vert japonais très précieux et, pour cette raison, très apprécié par la population Japonaise.Pour faire une simple comparaison, il est au Japon ce que le champagne est à la France: il constitue ses lettres de noblesses.
Ce thé qui signifie littéralement " rosée précieuse" est le summum du thé au Japon . Sa production se réduisant à une seule récolte dans l'année, elle nécessite une attention très particulière afin d'obtenir un thé de la meilleur qualité possible.

Contrairement aux autres thés japonais, le gyokuro est un thé dit "d'ombre". En effet, au printemps, lorsque les nouvelles pousses ont atteint environ deux centimètres, les théiers sont privés de la lumière du soleil  par une tonnelle. On appelle cela, la culture ombragée. De nos jours, de nombreux jardins utilisent comme paillage des fibres synthétiques mais la maison Tamayura  fidèle à la tradition japonaise utilise de la paille. Des études ont dernièrement démontrées que l'ombre jaune résultant des tonnelles de pailles produisait un thé de bien meilleure qualité.

 Le but de cette privation de lumière est de provoquer une modification dans la composition chimique des feuilles de thé. Ne pouvant pas effectuer naturellement leur photosynthèse, les arbres puisent d'avantage de minéraux dans le sol  et compensent en fabriquant plus de chlorophylle  et d'acides aminés. De cette culture résulte, trois semaines plus tard, des feuilles de thés très souples et d'un vert très foncé. La maison Tamayura  procède ensuite à une cueillette toujours faite à la main tant les feuilles sont fragiles. Toute cette attention portée à la culture du gyokuro a pour but d'accroître sa richesse gustative.

Ce thé m'ayant été transmis par Olivier, je me dois d'en prendre grand soin au cours de son infusion car je sais combien il en est  fier !


Après avoir fait bouillir mon eau, je la verse dans la kyusu. Le gyokuro étant un thé qui s'apprécie à température peu élevée, j'attends 4 à 5 minutes qu'elle descende à 60 voir 50°c. L'eau est ensuite versée dans les tasses et le surplus jeté. Je mets ensuite 3 bonnes cuillères de gyokuro dans la théière. A sec, les feuilles vertes foncées sont très brillantes. A l'approche de Noël, je pourrais presque les comparer à des  aiguilles de sapins. L'odeur dégagée par le thé avant infusion est déjà très iodée. Je recouvre ensuite le thé avec l'eau des tasses puis j'attends 2 minutes que le thé ait développé toutes ses saveurs. Olivier pousserait un peu plus longtemps son infusion mais personnellement, 2 minutes me suffisent amplement.
Tour à tour, je verse le thé dans les tasses afin que chacune dégage les mêmes notes.

La liqueur est beaucoup plus verte que celle d'un sencha et son apparence est également plus "épaisse". L'infusion dégage des notes puissantes, un concentré de senteurs marines, celles de mes côtes bretonnes.
En bouche, la liqueur est très vive. Son goût végétal de légumes verts est beaucoup plus âcre que celui du sencha. Le gyokuro est rond , peu tannique, mais développe des saveurs très riches.

Je ne vous cacherais pas que de tous les thés de la maison Tamayura, c'est celui avec lequel j'ai eu le plus de mal. Au fur et à mesure de mes dégustations, mon palais s'est peu à peu éduqué à ses notes fraîches si particulières et distingue désormais autre chose qu' un vulgaire goût d'épinard amer.
Pour cette raison, j'ai jugé préférable d'approfondir mon apprentissage avant de consacrer un billet au gyokuro pour ne pas publier une impression faussée par un avis stérile.

J'en profite pour féliciter Olivier et  la Maison Tamayura car un de ses producteurs à Hoshino a été élu meilleur  producteur de Gyokuro du Japon dans sa catégorie !!!



dimanche 4 novembre 2012

THE FEUILLES DE PROVENCE DE LA MAISON MIGHTYLEAF


     Début septembre, je découvre avec surprise sur Facebook que j'ai gagné le deuxième prix d'un concours organisé par une maison de thé. Ne connaissant pas cette maison "Mighty Leaf", je me réjouis de mon lot qui est une "boîte" de 100 sachets de thé noir feuilles de Provence. Du thé en sachet ...mouais, pourquoi pas s'il est bon !!!

Je me rends donc sur le site web de la maison afin de découvrir ce que cachent ces sachets. Le descriptif est assez vague : "Laisser votre palais voyager dans le sud de la France, bercer par les notes vives et douces de la verveine, de la lavande, de la menthe douce et de fruits, composant notre herbe de Provence." 
Il ne me reste plus qu'à attendre.

Une dizaine de jours plus tard, mon "cadeau" est enfin arrivé. Ma première rencontre avec Mighty Leaf est ....100 sachets de thé jetés en pagaille à même le carton. Je pensais trouver les sachets rangés dans une boîte griffée " Mighty Leaf", et bien non!!!! J'ai cherché parmi les sachets un mot, une carte de visite de la maison ....rien !!! Juste un carton d'envoi postal avec ses sachets. 



Le descriptif sur le site me paraissant flou ( ou alors c'est mon côté blonde qui avais pris le dessus ;-)), je m'attendais à trouver donc des thés à la verveine, à la lavande, à la menthe. Je vide donc le carton afin de trier les sachets mais là, surprise, pas besoin de me fatiguer, les 100 sachets sont IDENTIQUES !!!
Il ne me reste plus qu'à espérer qu'ils soient bons et ne pas faire une overdose !

Le sachet ouvert, une odeur mentholée s'en dégage. Le thé est conditionné dans une fine mousseline en nylon à travers laquelle je distingue plein de petits morceaux de feuilles vertes mais peu de thé noir. Enfin bon, pas de jugement hâtif !!! 



Une fois infusé, la menthe est toujours présente dans les effluves. En bouche, je retrouve la verveine,le tilleul la menthe, mais point de lavande ni de thé !!!  J'ai franchement l'impression de boire une tisane, ni plus, ni moins !!! 
Aucun risque d'être énervée avec la théine car le taux ne doit pas être très important pour ne pas dire inexistant.

Je me retrouve donc depuis avec un carton de sachets que je distribue autour de moi en espérant que les personnes à qui j'en donne soient satisfaites.

Depuis ce "concours", je me suis renseignée auprès de sources sûres. Migthy Leaf fut créée en 2000. Sa maison mère qui n'est pas française est basée à Saint Rafael en Californie.
Elle est très présente sur les réseaux sociaux depuis peu, deux autres concours ont d'ailleurs suivi celui-ci. Bizarrement, à chaque concours, on peut trouver parmi les gagnants des blogueuses sur le thé. Une même personne a d'ailleurs gagné deux fois de suite. 
Etonnant non !!!







vendredi 2 novembre 2012

DARYE ou LA CEREMONIE COREENNE DU THE

   
 Ce que nous, Occidentaux, nommons communément "cérémonie du thé" s'appelle en Corée, le Darye " art du thé" ou "rite quotidien du thé". Alors que le Japon a fait de son Chanoyu une cérémonie extrêmement sophistiquée en matière de gestuelle et de spiritualité, la Corée a adopté une cérémonie plus décontractée mais finalement très harmonieuse. Que ce soit au Japon,en Chine ou en Corée, le thé a toujours eu une connotation philosophique et religieuse. Le thé nous est grâcieusement offert par la nature et nous lie à celle-ci. l'homme se doit de suivre la voie du thé qui est déjà tracer sans en perturber son harmonie.

Selon plusieurs écrits, les premières cérémonies du thé en Corée remontent au VIIème siècle et n'étaient accomplies que par les moines bouddhistes dans des temples cachés dans les montagnes coréennes. Elles étaient pratiquées pour compléter la méditation et atteindre une harmonie spirituelle. Il faudra attendre le XX ème siècle pour que cet art soit enfin popularisé chez le peuple Coréen. Aujourd'hui encore, au nouvel an et en automne, la plupart des familles respecte la tradition du "Charye" qui consiste à offrir sollennellement de la nourriture et du thé aux esprits des ancêtres.

Hanbok - image wikipédia
La cérémonie coréeenne telle que nous la connaissons aujourd'hui est orchestrée par une personne ( homme ou femme) revêtue d'un habit traditionnel: le hanbok.
Ce costume est caractérisé par des couleurs vives et des lignes simples. De nos jours, il sert de vêtement pour les grandes occasions telles que les mariages.
En Corée, on considère que la voie du thé est "sans portes", n'importe qui peut pratiquer la voie du thé quel que soit sa classe sociale.

Les ustensiles utilisés pour le Darye évoluent en fonction des saisons. L'équipement d'été se compose de "katade", des bols de 5cm de haut de de 12 cm de large dont le but est de refroidir plus rapidement la température de l'eau. En automne et en hiver, le thé est servi dans de grands bols plus étroits "irabo"qui concervent la chaleur.

Le maître et ses invités prennent place autour d'une table à thé basse puis se saluent mutuellement en s'inclinant mains jointes. L'hôte commence par découvrir les ustensiles à thé protégés par une serviette, ces derniers restant constamment sur la table. Il verse de l'eau dans une théière, puis de la théière dans les tasses afin de rincer et réchauffer les accessoires. Une nouvelle mesure d'eau est mise dans le versoir. Le thé (oolong en général) est déposé dans la théière avec une cuillère en bois puis recouvert avec l'eau du versoir qui sera très rapidement vidée. Cette opération a pour but de rincer les feuilles de thé et de les préparer à l'infusion qui va suivre. L'eau qui chauffait les tasses est également jetée. L'hôte procède  à une première infusion d'une minute. Il verse délicatement celle-ci dans les tasses tour à tour en petite quantité afin que chaque tasse ait la même intensité de liqueur.



Dans le recueillement le plus complet, les invités écoutent religieusement le léger bruissement de l'eau qui coule d'un accessoire à l'autre. Comme pour le Chanoyu Japonais, la précision et l'économie des gestes donnent à cette cérémonie une dimension spirituelle. Chacun reçoit ensuite une tasse qu'il prendra soin d'humer et de contempler avant de porter le doux breuvage à sa bouche d'une gestuelle codifiée: chaque invité soutient par en dessous sa tasse de sa main gauche tandis que la main droite repose sur le côté droit de la tasse. L'hôte procède ensuite à une deuxième infusion de trois minutes puis une troisième de cinq minutes, chacune développant des arômes différents.

Une fois le Darye terminé, les tasses reviennent vers le maître de cérémonie. La théière est vidée de ses feuilles de thé. Les tasses et la théières sont lavées, reposées sur la table à thé et recouvertes du tissus. L'hôte et ses invités se saluent à nouveau mains jointes.

Cette cérémonie aspirant à la méditation trouve son importance autant dans la préparation que dans la dégustation. Le thé régénère notre corps et notre esprit. Selon la tradition coréen boire du thé nous invite à la sérénité.



dimanche 28 octobre 2012

KUNDALINI DE "25 DECEMBRE" MAISON THEODOR


   Nous voici déjà arrivé fin Octobre, les Fêtes de fin d'années se profilent à l'horizon. J'aime beaucoup cette période festive animée par la magie de Noël. Penser aux cadeaux que nous allons offrir aux gens qu'on aime, préparer le sapin pour les enfants qui attendent patiemment l'arrivée du Père-Noël, réfléchir au menu du réveillon ... la fin de l'année c'est aussi pour moi l'arrivée du thé de Noël  que je peux associer à différentes petites gourmandises.
 Cette semaine, le Père-Noël Theodor a déposer dans ma boîte aux lettres un étrange colis que je n'attendais pas ! N'ayant pas commandé de thé, je me demandais bien ce que pouvait contenir cette boîte.
 Surprise en découvrant  non pas une boîte de thé mais un pot de confiture KUNDALINI  de "25 Décembre", une mesquinerie au thé pour une pause gourmande.



"En 2008, THEODOR innovait une fois encore en créant les KUNDALINI, des fragrances de bouche à mi-chemin entre la gelée et la confiture et prêtant leurs dégustations à la moindre occasion : qu’elles soient mangées «à la petite cuillère» ou en accompagnement d’un thé et de délicieuses pâtisseries.Malheureusement, au fil de temps, elles furent oubliées, mais cette année, pour les fêtes et pour célébrer ces semaines avec plaisir et engouement, la collection 25 Décembre verra renaître les fameuses Kundalini de THEODOR, avec une délicieuse "mesquinerie au thé" à base d'infusion du rooïbos 25 Décembre rouge, pour une pause festive et gourmande. Et parce que nous ne faisons pas les choses à moitié, nous avons revu le pot, qui a une nouvelle contenance de 260g et une forme cylindrique, ce qui permettra aux plus gourmands de racler le fond à la cuillère !
Dans un premier temps j'ai décidé de ranger précieusement mon pot et d'attendre le week-end pour y goûter mais la tentation était trop forte, impossible d'y résister. Une cuillère à la main, me voici prête à découvrir cette Kundalini. A première vue, cette mesquinerie est un croisement entre une gelée et une confiture.  J'aime beaucoup les confitures mais généralement gorgées de sucre, je n'en mange que très peu ( ba oui, je fais attention à ma ligne ^_^) ! Avec cette Kundalini, aucun scrupule à avoir (ou très peu) car elle est très légèrement sucrée. Verdict, je suis gustativement parlant surprise et conquise, très douce au palais, cette gâterie à vraiment le goût du thé 25 Décembre rouge (ici c'est du rooibos qui est utilisé pour sa réalisation). 
 Raisonnable,  je réserve mon pot pour un goûter avec les enfants ce week-end. Au départ j'avais prévu de cacher ma Kundalini et de la manger secrètement, mais Guillaume Leleu,  cet insolent Parisien, m'a remis dans le droit chemin et conseillé de partager avec mes enfants au risque que ça leur plaise et qu'ils mangent tout !
Aujourd'hui Dimanche, après un détour en cuisine pour préparer des pancakes, c'est l'heure du goûter pour les enfants ....et le tea-time pour la maman !

Pour accompagner mes pancakes et la kundalini, un rooibos également de la maison Theodor, le Marabout. Ma deuxième rencontre gustative surplombe la première. Cette mesquinerie au thé vante en toute délicatesse  les saveurs chaudes des agrumes et des épices caractérisant le thé 25 Décembre de la Maison Theodor. Les agrumes,la cannelle et la muscade jouent  avec mes papilles !
Comme  je suis une gentille maman, mes enfants ont eu le droit d'y goûter. Manon (3ans et demi) n'a pas aimé, Pauline (9ans) n'en a pas voulu, elle préférait une immonde pâte à tartiner dont je tairais le nom (tant mieux, il en restera plus pour moi ^_^). Son jumeau, Maxime , amateur de thé en herbe, a trouvé cela très bon, un peu trop à mon goût! Selon lui, on dirait du thé gélifié !
Il n'a pas vraiment tort car cette spécialité theodorienne est préparée avec 11,20 grammes de thé dont la liqueur correspond à 50,3 % du produit fini.

Je conseille vivement à tous les gourmands de ne pas trop attendre avant de faire une réserve de Kundalini 25 Décembre car je sais de source sûre que Guillaume Leleu  en raffole et va souvent se servir directement dans la bassine en cuivre en toute mesquinerie !!!

Merci à la Maison Theodor et à Guillaume Leleu de m'avoir permis de découvrir Kundalini  de "25 Décembre".

vendredi 26 octobre 2012

CHANOYU ou LA CEREMONIE JAPONAISE DU THE


   Le Japon est un pays culturellement très riche. Mon rôle au sein d'un club de judo depuis quelques années a développé en moi une envie d'approfondir et d'enrichir  mes connaissances. La culture japonaise et la culture du judo sont très liées. Tout comme le judo, la cérémonie japonaise du thé  trouve sa source dans l'histoire du Japon. Avant de devenir une discipline olympique, le judo était une discipline sportive et spirituelle régit par un code moral dont le but est de vivre en eurythmie avec ses semblables. 
La spiritualité, l'harmonie, le partage,  sont des éléments essentiels pour la cérémonie du thé, le  cha no yu.
 De même que le judo, le chanoyu qui signifie littéralement: "eau chaude (pour le) thé" est extrêmement codifié. D'origine bouddhique, il devient une cérémonie mondaine autour du XVI ème siècle. Aujourd'hui elle est devenue un plaisir de partager entre amis un grand moment de convivialité. Elle permet à ses adeptes d'atteindre une dimension spirituelle, en recevant le thé dans une atmosphère harmonieuse, reflet d'un art de vivre japonais très esthétique. La cérémonie du thé est pratiquée dans un pavillon réservé exclusivement à cet effet, le chashitsu. Cette pièce dépourvue de meuble évoque le dépouillement d'une retraite d'ermite.


chashitsu établissement Georges Cannon

Il existe deux manières de pratiquer le chanoyu: le chaji et le chakai.

 Le chaji se patique généralement avec un nombre restreint de participants et pouvant aller jusqu'à quatre. Il se déroule entre trois à quatre heures. Les invités sont reçus avec tous les honneurs qu'ils méritent dans le jardin paysagé  puis ces derniers sont conviés à un repas "kaiseki" dans le pavillon de thé. S'en suit d'abord, le service du thé matcha très épais "koicha", puis une nouvelle promenade dans le jardin qui sera suivie d'un autre thé matcha, celui-ci plus léger "usucha". La durée du chaji s'explique par l'économie des gestes, les longues périodes de recueillement qui permettent d'atteindre le calme intérieur nécessaire pour apprécier comme il se doit ce moment de bonheur contemplatif et spirituel.

Le chakai quant à lui ne dure que 30 à 45 minutes. Plus courant, ce mode de pratique permet d'avoir un plus grand nombre de convives.
Pour pénétrer dans le chashitsu, les convives doivent s'accroupir pour passer par la petite  porte "nijiriguchi" puis ils entrent en concervant cette position. L'hôte salue l'alcôve "tokonoma" où se situe un rouleau de peinture "kakemono" et quelques fleurs dans un vase "chabana". 
Les invités et leur hôte prennent place face à face  en "seiza". Cette position fait partie intégrante des arts traditionnels japonais, tels que les arts martiaux japonais (judo) et la cérémonie du thé. 
Au centre de la pièce, l'hôte allume le foyer, un âtre creusé dans le plancher et sur lequel repose la théière. Lorsque le chanoyu commence, les invités prennent le temps d'admirer les ustensiles. Une confiserie très sucrée "wagashi" leur est ensuite proposée juste avant de boire le thé. Cette dernière a pour but d'adoucir l'amertume de la boisson.


Pour préparer son matcha, l'hôte a besoin de trois accessoires : un chawan (bol à thé), un chasen (fouet à thé), et un chachaku (cuillère à thé).
Afin de réchauffer le chawan et assouplir le chasen, il verse dans le bol de l'eau chaude, y trempe le fouet quelques secondes puis jette l'eau et essuie le chawan délicatement. Il se saisit du chachaku et dépose au centre du bol deux montagnes et demie de matcha en poudre ( gyokuro réduit en poudre) qui se trouve dans une petite boîte (natsumé). Il verse ensuite l'eau sur le matcha qu'il fait délicatement coulé sur le bord du chawan. D'un mouvement allant du fond vers la surface , il fouette énergiquement en faisant des M . Lorsque la mousse de matcha commence à monter, l'hôte remonte délicatement le fouet en s'assurant de briser les grosses bulles restées en surface. Il tourne son chasen d'un quart de tour, le sort du bol et le pose à côté du natsumé.


photo issue de jcollector.blog

 Après avoir admiré le chawan, le premier invité peut maintenant se délecter doucement de cette savoureuse boisson préparée dans le respect de la tradition. Après trois gorgées,  il donne ensuite le chawan au second invité qui tourne d'un quart de tour le bol afin de ne pas déposer ses lèvres là où son prédécesseur avait posé les siennes.
A la fin de la cérémonie, les convives examinent les ustensiles et se les passent entre-eux. Ces derniers doivent être manipulés avec beaucoup d'attention car ils sont souvent très rares et précieux. 
 En sortant du chashitsu, les invités saluent l'hôte afin de le remercier puis, ces derniers se retirent. La cérémonie prend ainsi fin. 
Il sera d'usage que les convives remercient à nouveau dans les jours qui suivent leur hôte pour la cérémonie auquel il leur a permis de participer.






jeudi 18 octobre 2012

RECIT D'UNE MEMORABLE JOURNEE PARISIENNE

 
 Tant de jours à attendre le fameux jour J pour retrouver mes amis Olivier et Stéphane et en l'espace d'un claquement de doigts, me voici revenue à la maison avec pleins de belles images et d'agréables souvenirs. Je serais presque déjà nostalgique de mon 16 Octobre 2012 !

Arrivée la veille au soir, le sommeil fut difficile à trouver tellement j'avais hâte d'être au lendemain.
Levée de bonne heure, nous voici, Stéphane et moi, en ballade matinale sur les Champs Elysée en direction du métro pour rejoindre Olivier qui nous attendait à son showroom Tamayura pour une dégustation matinale de ses thés verts japonais. C'est avec beaucoup de plaisir que j'ai retrouvé Olivier que je n'avais pas revu depuis le mois de mai dernier, lors de notre dégustation Guérandaise. Toujours égal à lui même, accueillant, chaleureux, Olivier nous propose pour  commencer un atelier qu'il n'avait encore jamais testé !
Nous allions tous les trois préparer ensemble et de la même manière du sencha en utilisant le même matériel.  Grosse pression pour moi face à deux as du thé japonais ;-)
Après avoir versé l'eau dans les tasses pour la refroidir un peu, je me retrouve face à une cuillère en bois (différente de mon matériel à la maison) qu'il m'a fallu apprivoiser afin de bien doser le sencha. Nous procédons tous les trois de la même manière puis, après une minute d'infusion et  avoir servi nos trois tasses, chacun prend une tasse de l'autre.

Le résultat est quelque peu surprenant car aucune des tasses n'a le même aspect ni le même goût. La preuve étant qu'une bonne température ainsi qu'une bonne quantité de thé sont nécessaires pour atteindre la perfection. Olivier était au top avec sa première infusion !!! Pour ce qui est de la deuxième, Stéphane et moi nous sommes rapprochés de celle d'Olivier ... oufff  !!
Deuxième exercice à l'identique mais avec du genmaicha.

 J'ai adoré cette approche très ludique du thé. Il est très difficile, en fait, de préparer systématiquement la même liqueur avec le même thé. Une différence de température, de quantité, de temps d'infusion, de qualité d'eau et notre tasse sera totalement différente des autres fois !!!
Cet atelier terminé, il est déjà temps d'aller déjeuner

Olivier nous emmène au salon George Cannon qu'il connait particulièrement bien pour y avoir travaillé quelques années. Situé 12 Rue Notre-Dame des Champs, le salon " L'essence du thé" respire le calme et le raffinement loin du stress ambiant dans les rues de Paris. Nous entrons d'abord dans la téothèque qui regroupe plus de 250 références de thés de grandes références et provenant de tous les pays producteurs de thés. Dans l'arrière salle,le salon où la maison propose une gastronomie légère et distinguée basée sur des recettes qui incluent le thé. Après avoir fait connaissance avec le chef et Augustin, fils du patron Olivier Scala, Olivier nous emmène visiter ce très bel établissement.



Au sous-sol, la maison organise des cérémonies du thés, chanoyu, dans une pièce qui lui est entièrement dédiée. On pourrait presque ressentir l'envie de s'y recueillir et d'y méditer tant le cadre s'y prête.

Juste à côté, l'établissement propose également des massages ( shiatsu, californien) mais toujours avec des produits Bio.
Retour à l'étage dans le petit coin canapé pour déguster de délicieuses lasagnes (dont j'aurais bien aimé avoir la recette) et se délecter d'un agréable thé de Ceylan servi dans une superbe théière et accompagné d'une coupelle sur laquelle trône le thé  préalablement infusé. C'est un réel plaisir de pouvoir humer les feuilles avant de goûter la liqueur.


Cette petite théière bleue me plaisait énormément mais par crainte de la briser dans les transports, je ne l'ai pas achetée ....aujourd'hui je le regrette, tant pis :-/
Mon passage à la boutique ne s'est donc soldé que par l'achat de thés.

Après un saut dans une boutique Japonaise où nous avons fait connaissance avec Naomy, l'épouse d'Olivier, nous voici de retour chez Tamayura  pour terminer mon après-midi parisien avec une dégustation de gyokuro. Après nous avoir préparé une tasse de ce "champagne" du thé japonais, Olivier nous propose de ....manger les feuilles de gyokuro accompagnées d'une petite sauce au yuzu qu'il a acheté justement pour !
Verdict, je n'en mangerais pas tous les jours ! Mais.... je pense qu'avec des petites crevettes ou des saint-Jacques, le résultat devrai me plaire.

Déjà l'heure tourne, il faut que je me rapproche de la gare et malheureusement, je dois me séparer de mes amis qui se sont occupés de moi comme d'une princesse !!! Difficile moment, que de partir en laissant derrière moi deux hommes extraordinaires, deux passionnés passionnants avec qui je n'ai pas vu la journée défiler et qui, malgré leurs emplois du temps de ministres, ont eu la gentillesse de me consacrer une journée exclusive.
Je souhaite de tout coeur les revoir rapidement et qui sait peut-être chez moi en Bretagne. Ce sera mon tour de les recevoir comme ils le méritent !!!!

MERCI



dimanche 7 octobre 2012

SCONES A L'ANGLAISE

    
 Aujourd'hui Dimanche, c'est le jour idéal pour se préparer le meilleur tea-time de la semaine ! 
Allé hop, aux fourneaux pour préparer quelques choses qui, je suis sûre, régalera toute la famille , des scones !!!



Ingrédients


500g de farine type 45
1 sachet de levure chimique
1 pincée de sel
80g de sucre
80g de beurre
20cl de lait
2 oeufs battus

Préparation


- Préchauffer le four à thermostat 6-7 ( 200°C)
- Dans un saladier, mettre la farine, la levure, le sucre et la pincée de sel.
- Ajouter le beurre pommade avec les doigts et l'incorporer aux ingrédients secs.
- Faire un puit dans l'appareil afin d'y casser les deux oeufs et y verser le lait.
- Mélanger rapidement pour obtenir une pâte molle.
- Verser l'appareil sur le plan de travail préalablement fariné pour pétrir la pâte dans un premier temps, puis la mettre en boule.
- Aplatir la pâte avec le plat de la main afin qu'elle obtienne une hauteur de 1,5 cm d'épaisseur.
- A l'aide d'un emporte-pièce, découper des cercles de 5 à 7cm de diamètre.
- Les déposer sur une plaque de cuisson recouverte de papier de cuisson.
- Badigeonner chaque scone avec un jaune d'oeuf afin de leur donner une belle couleur dorée lors de la cuisson.
- Enfourner pour 12 minutes environ.





A déguster  nature, avec de la confiture, un lemon curd  mais surtout ne pas oublier avec une tasse de votre thé préféré !!!!